Et pourtant je reviens d'un concert sur la fac et j'ai l'impréssion d'être perdu: tous les cercles sociaux que je fréquentais était inconnus à mes yeux, Yannick, Manu, Raph,la dryade, camille, même ma copine. J'avais cette impréssion d'avoir des étrangers face à moi qui bougent, qui vivent tellement loin de moi que je ne les reconnais plus.
Même le concert, d'habitude je ressens la fosse, cette envie d'être de dans et de me jeter sur les gens et là rien; pas d'essouflement, pas de fatigue, pas de transpiration au bout de 10 minutes. J'étais un étranger à moi-même puis il est venu me parler; ma serré la main, m'a dit bonjour et est parti. Je ne sais pas si il vient de mon imagination ou si je l'ai vraiment vue m'a il m'a filé le blues : cette perpétuelle jalousie qui me prend les tripes car lui est encore dans mes cercles sociaux, lui a mon pote « de toujours », lui baise mon ex et a une petite de belle voiture et là je me repasse en mémoire la chanson de IAM : « on n'est pas née sous la même étoile, pourquoi fortune et infortune, pourquoi suis-je née les poches vides et les siennes sont-elles pleine de tunes. » Pourquoi j'ai connu mon père qu'après la mort de ma mère, pourquoi tout le monde déteste mon père dans ma famille, pourquoi j'ai des égreurs d'estomacs à en mourir.
L'égalité est une utopie auquel je ne crois pas ce soir, même ce je m'impréssione je ne suis plus aussi « fou » qu'avant, je fais gaffe à mon image, à bien garder ma carapace quoi qu'il arrive. Pourquoi elle m'a tenu près d'elle et pourquoi je sais qu'en ce moment elle va pas bien à cause de moi. J'ai besoin de solitude, de faire le point enfin surtout de faire le bilan.
Il faut sucer toute la moelle de la vie mais pourquoi j'ai plus faim?


